La création d’entreprise demande dans la plupart des cas un financement dont une partie est apportée le plus souvent par un ou plusieurs financeurs externes.
Bien que la majorité des formes juridiques d’exploitation n’exigent plus de capital social minimum, il est nécessaire de disposer d’une base financière suffisante (dont le montant est déterminé dans l’annexe financière du business plan) pour assurer le lancement et le primo-développement de son entreprise et pouvoir prétendre à des prêts. Cette base financière mixe le plus souvent des fonds propres, des prêts à moyen et long termes pour financer des dépenses durables ou structurelles (Ex. investissements) et des financements à court terme pour couvrir des dépenses ponctuelles (Ex. découverts)
Les fonds propres de l’entreprise sont constitués de l’ensemble des apports effectués par le créateur de l’entreprise individuelle ou la collectivité des associés ou actionnaires au moment de la création d’entreprise.
il s’agit de la première ressource de l’entreprise qui le plus souvent prend la forme d’apports en numéraire. Sous conditions, les apports en nature (biens autres que de l’argent), ou en industrie (connaissances particulières ou savoirs faire) sont possibles.
La présence d’apports personnels en montant « suffisant » par rapport au projet d’entreprise crédibilise la démarche du créateur auprès des financeurs, mais aussi fournisseurs et clients et conditionne l’obtention des prêts.
Ces crédits sont constitués généralement pour une durée allant de trois à dix ans. Ils sont destinés à financer l'achat de biens représentant un investissement important et dont la durée d'utilisation pour l'entreprise correspond au moins au délai de remboursement. Le plus souvent, ces prêts portent sur les achats d'équipements (matériel informatique, machine-outil, véhicule…) et l'acquisition de locaux, de fonds de commerce ou de droit au bail.
Ils sont souvent consentis par les banques en contrepartie de garanties sur les biens qu'ils financent (gage, hypothèque, nantissement du fonds, caution personnelle). A défaut, vous pouvez opter pour le crédit-bail ou la location simple.
Ils sont destinés à assurer l'équilibre financier de votre entreprise au quotidien. Ils sont en général consentis par votre banquier, mais il existe également des établissements spécialisés dans la mobilisation de créances. Ce sont les sociétés d'affacturage.
Afin que vous puissiez couvrir vos éventuels décalages de trésorerie Les banques acceptent de vous consentir des découverts moyennant le paiement de frais financiers. Les principales formes de crédit à court terme consentis par les banques sont les facilités de caisse, l'escompte de traites ou billets à ordre.
Si votre entreprise travaille avec des clients exigeant des délais de paiements longs (au-delà de 30 jours) ou dont vous n’êtes pas sûr de la solvabilité, il peut être intéressant d’utiliser les prestations des sociétés d’affacturage. Celles-ci proposent deux types de services complémentaires. D’une part, sur présentation d’une facture émise, le factor crédite votre compte et se charge du recouvrement à la date convenue avec votre client. D’autre part, en cas de non paiement de la facture, le risque financier est transféré vers la société d'affacturage.
La rémunération des sociétés d’affacturage est constituée par la facturation des frais financiers correspondants aux crédits à court terme utilisés augmentés des frais de recouvrement éventuels et d’une prime de risque pour couvrir les risques d’impayés. La fourniture de prestations complémentaires telle que la gestion complète des comptes-clients alourdit le coût total.
Au bout d’une année, certains taux peuvent être revus à la baisse si votre portefeuille de clients présente peu ou pas d’incidents de paiement ou à la hausse dans le cas contraire.
Il est à noter que les sociétés d’affacturage ne garantissent pas tous les clients ou l’intégralité de l’encours. Le périmètre de protection (et donc le coût total de l’affacturage) varie en fonction de la qualité de votre portefeuille clients, de votre historique en matière d’impayés (forcément nul au démarrage de votre activité) et aussi de vos options en matière de couverture du BFR et de son risque induit et, plus globalement, de vos choix d’organisation (degré d’internalisation ou d’externalisation de la facturation et de la gestion administrative des clients).
Enfin, tous les réseaux bancaires possèdent leur filiale d’affacturage, elles-mêmes pratiquant également le plus souvent le renseignement commercial (qui peut d’ailleurs vous suffire).
En complément de ces financements classiques, vous pouvez aussi mobiliser des aides au financement. Pour en savoir plus :
www.ccip94.fr